
Au terme des trois heures d'obscurité, le Sauveur prononce sa cinquième parole : J'ai soif.
C'est la fin, dans quelques instants, il rendra l'âme. Il a subi les tortures de l'enfer en étant séparé de son Père. Il émerge de l'abîme dans lequel il est descendu.
Une soif ardente colle Sa langue à Son palais. Quel supplice que celui de la soif. Souffrance aussi que d'avouer cette soif ! Jésus n'a pas eu soif pour que notre corps n'ait plus jamais soif, mais pour notre âme ne soit jamais altérée. Il meurt à notre place, pour que Sa vie abondante coule dans nos veines, pour que l'eau fraîche vivifiante de Son Esprit nous remplisse.
L'apôtre Jean nous dit qu'un soldat courut pour lui donner à boire. Ce n'était pas la potion calmante que Jésus avait refusé, mais le vin du soldat. C'est un païen, un romain qui accomplit envers le Sauveur cet acte de compassion. Certes, la soif aurait été mieux étanchée par un peu d'eau fraîche, mais le soldat donne ce qu'il a, du vinaigre.
Nous aurions voulu comme le soldat, pouvoir apporter au Sauveur un dernier secours, calmer sa soif. Gloire a Dieu, il n'est pas trop tard, noous le pouvons encore. Il est assis à la droite du Père, Mais il a encore soif. Il a soif de notrs amour. Il veut que nous apportions l'eau fraîche de l'amour et du pardon dans les coeurs arides, endurcis. Le monde a tant besoin d'eau fraîche ! Bénissons le Père de nous avoir donné son Fils. Bénissons-le de nous avoir ouvert au Calvaire une source intarissable. Buvons nous-mêmes à grands traits les eaux de la grâce. Bénissons Dieu de ce que notre Frère a crié dans les ténébres du Calvaire :
" J'ai soif "
Josiane Fabris